Saint Pierre le Jeune

Galerie photo du portail d'Erwin



Lorsque Carl Schäfer a fait réaliser ce portail par Ferdinand Riedel, sculpteur en chef de l’Œuvre Notre-Dame, il a également conçu une polychromie. Cette polychromie était très raffinée avec des rehauts dorés, des contrastes de couleur très séduisants. Lorsque l'on regarde dans la chapelle de la Trinité les statues polychromées que l'on doit également de Ferdinand Riedel, on a une petite idée de ce à quoi pouvaient ressembler ces sculptures à l'origine.


Sur les socles des statues, on peut voir la représentation des mois de l'année ; les travaux et les mois étant un type de représentation très fréquent sur les cathédrales médiévales.

Les cinq sens sont représentés sur ce portail. Ici, la vue, figurée par un aigle.


Dans les ébrasements, il s'agit de la parabole des vierges sages et des vierges folles qui est illustrée, parabole qui est également présente sur le portail de droite de la Cathédrale de Strasbourg. Cette parabole,tirée de l'évangile de Saint Mathieu, est une préfiguration du jugement dernier, avec d'un côté les vierges sages représentant les élus, et de l'autre, les vierges folles évoquant les damnés. Ici, les vierges sages tiennent une lampe remplie d'huile, elles attendent la venue de l'époux. De l'autre côté alors que les vierges folles ont des lampes vides au moment de son arrivée.

Cette parabole se termine par un appel à la vigilance : « Veillez, car vous ne savez ni le jour, ni l'heure. »


Crucifixion entre la Vierge et St Jean, avec de part et d'autre les figures allégoriques de l'Eglise et de la Synagogue. On voit également des anges surmontés du Christ entouré du tétramorphe, les quatre évangélistes.


Ce portail représente une synthèse de l'iconographie de la cathédrale de Strasbourg.

Ici il s'agit de la cène.


On voit qu'il y avait dans les ébrasements des arcs en accolade. Mais Schäfer ne nous donne pas beaucoup d'informations sur ce qu'il a retrouvé : des fragments de scultpures, on n'en sait pas beaucoup plus. Et en 1899, Carl Schäfer va consacrer un article à Saint Pierre le Jeune, dans lequel il étudie l'architecture de l'édifice, et surtout dans lequel il va inventer le portail d'Erwin.

À partir de la Renaissance, on décrit Erwin comme le principal maître d’œuvre de la cathédrale. Carl Schäfer, qui était persuadé qu'Erwin était l'auteur des portails de la cathédrale, pensait qu'Erwin était également l'architecte de St Pierre le Jeune. Il a donc cherché à rendre ce portail comme une sorte d’œuvre de jeunesse d'Erwin de Steinbach.



Saint-Pierre-le-Jeune 2017


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