Mardi 7 Septembre 2010

Paroisse luthérienne de Strasbourg Tél . 03.88.32.41.61

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Présentation

La paroisse protestante Saint Pierre le Jeune est une des 250 paroisses de l’Eglise de la Confession d’Augsbourg d’Alsace et de Lorraine. Elle cherche à rester fidèle à son ancrage dans la tradition luthérienne, collabore avec les paroisses protestantes du Centre Ville et tout particulièrement avec la paroisse du Temple Neuf, dans l’ouverture au dialogue œcuménique, et dans le souci d’une présence fidèle au message de l’Evangile au cœur de la cité.

Saint Pierre le Jeune a une longue et riche histoire.
Les premières traces d’une communauté paroissiale, qui se réunissait dans un lieu de culte situé à l’extérieur de l’enceinte de la ville, remonte au 7°siècle.
Très tôt la confrérie de moines- qui devint au 11°siècle un « véritable chapître »- eut le souci de mener de front des activités cultuelles, une présence servante auprès des petites gens, des malades, des personnes âgées et des activités éducatives.
Devenue paroisse protestante avec l’introduction de la Réforme à Strasbourg, son premier pasteur fut Wolfgang Capito en 1524.


Quelques repères

En 1681, elle fut obligée de partager l’église avec la communauté catholique et ce jusqu’au début du 20°siècle où l’ensemble du bâtiment fut à nouveau mis à sa disposition.
Les vicissitudes de l’histoire ont ainsi engagé la paroisse dans le « dialogue œcuménique », celui d’une cohabitation forcée au départ, puis d’une véritable communion fraternelle comme aujourd’hui.

Au 19°siècle la paroisse fut marquée par le réveil luthérien à travers le ministère du pasteur Frédéric Horning dont l’empreinte reste encore forte, en particulier dans la célébration des cultes aujourd’hui.
Son fils Wilhelm Horning, également pasteur à Saint Pierre le Jeune, fut à l’origine d’une maison de retraite ( actuellement 200 lits en foyer- logement, maison de retraire, section Alzheimer, accueil temporaire) à Cronenbourg : la Maison Bethléhem. Cette œuvre diaconale reste étroitement liée à la paroisse.


25/10/2005

L'église gothique actuelle



Les huit anges au-dessus de la galerie, sur la face Ouest de la nef, portent des banderoles avec le texte des Béatitudes
Les huit anges au-dessus de la galerie, sur la face Ouest de la nef, portent des banderoles avec le texte des Béatitudes
Au XIIIe siècle, l'enceinte de la ville fut élargie. Entre 1200 et 1220 le quartier de Saint-Pierre-Le-Jeune fut compris dans le système fortifié qui longeait le Canal des Faux-Remparts de Saint-Pierre-Le-Vieux jusqu'au «Judentor» (la porte des Juifs). L’église se trouvait donc désormais « intra muras ». Mais elle était en très mauvais état et menaçait ruine. Par des ordres de corvée et des promesses d'indulgence, l'évêque Conrad de Lichtenberg (1273 - 1299) encouragea la construction d'une nouvelle église.

On commença, vers 1290, par construire le chœur, que l'on adossa provisoirement à la nef romane. Puis on reconstruisit la nef, à laquelle on adjoignit deux bas-côtés au sud. En même temps on construisit la chapelle des Zorn. Afin de conserver le cloître, le transept, au lieu d'être à sa place habituelle entre la nef et le chœur, se trouva reculé à l'ouest. De la même époque datent le grand portail du bas-côté sud ainsi que le jubé. L’ensemble fut consacré par l'évêque Jean Ier de Dirpheim en 1320.

À la fin du XIVe et au cours du XIVe siècle plusieurs chapelles furent ajoutées: la chapelle Saint-Jean, don de Conrad de Mullenheim, en 1384; la chapelle Saint-Nicolas, don de Nicolas de Kageneck, prévôt du chapître, en 1364; la chapelle Saint-Jacques, don de Henri de Mullenheim, qui a servi de sacristie protestante jusqu'à la fin du XIX. siècle où elle fut démolie; la chapelle de la Trinité, construite en 1491 par Hans Hammer, le célèbre sculpteur de la chaire de la cathédrale; l'actuelle sacristie, en 1384.

Mardi 20 Septembre 2005



Dans la même rubrique :

Aperçu historique - 20/09/2005

La chapelle des Zorn - 19/09/2005

Le cloître - 19/09/2005

La nef - 19/09/2005