Paroisse luthérienne de Strasbourg Tél . 03.88.32.41.61 |
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PrésentationLa paroisse protestante Saint Pierre le Jeune est une des 250 paroisses de l'Eglise de la Confession d'Augsbourg d'Alsace et de Lorraine. Elle cherche à rester fidèle à son ancrage dans la tradition luthérienne, collabore avec les paroisses protestantes du Centre Ville et tout particulièrement avec la paroisse du Temple Neuf, dans l'ouverture au dialogue œcuménique, et dans le souci d'une présence fidèle au message de l'Evangile au cœur de la cité.
Saint Pierre le Jeune a une longue et riche histoire.
Les premières traces d'une communauté paroissiale, qui se réunissait dans un lieu de culte situé à l'extérieur de l'enceinte de la ville, remonte au 7°siècle. Très tôt la confrérie de moines- qui devint au 11°siècle un « véritable chapître »- eut le souci de mener de front des activités cultuelles, une présence servante auprès des petites gens, des malades, des personnes âgées et des activités éducatives. Devenue paroisse protestante avec l'introduction de la Réforme à Strasbourg, son premier pasteur fut Wolfgang Capito en 1524. Quelques repères
En 1681, elle fut obligée de partager l'église avec la communauté catholique et ce jusqu'au début du 20°siècle où l'ensemble du bâtiment fut à nouveau mis à sa disposition.
Les vicissitudes de l'histoire ont ainsi engagé la paroisse dans le « dialogue œcuménique », celui d'une cohabitation forcée au départ, puis d'une véritable communion fraternelle comme aujourd'hui. Au 19°siècle la paroisse fut marquée par le réveil luthérien à travers le ministère du pasteur Frédéric Horning dont l'empreinte reste encore forte, en particulier dans la célébration des cultes aujourd'hui. Son fils Wilhelm Horning, également pasteur à Saint Pierre le Jeune, fut à l'origine d'une maison de retraite ( actuellement 200 lits en foyer- logement, maison de retraire, section Alzheimer, accueil temporaire) à Cronenbourg : la Maison Bethléhem. Cette œuvre diaconale reste étroitement liée à la paroisse. 25/10/2005
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Guide pour visiter l'église Saint Pierre Le JeuneHISTORIQUE :
Trois églises ont été construites successivement au même endroit. Au début du Moyen-Âge, une petite église, dédiée à Saint Colomban - ou Sainte Colombe ? -, dont il subsiste sous le bas-côté extérieur Sud un caveau (10). En 1031 fut commencée la construction d'une église romane, pour un chapître de chanoines. Il en reste le cloître et les étages inférieurs du clocher. Lors de sa consécration en 1053, probablement par le Pape Léon IX, l'église prit le nom de Saint Pierre le Jeune pour la distinguer d'une autre église dédiée à Saint Pierre, qui prit le nom de Saint Pierre le Vieux.
L'église actuelle, commencée dans la seconde moitié du XIIIe siècle par le choeur, fut consacrée en 1320. Des chapelles s'ajoutèrent aux XIVe et XVe siècles. En 1524, l'église passe à la Réforme. En 1682, Louis XIV restaure une paroisse catholique à laquelle il donne le choeur ; un mur de séparation prenant appui sur le Jubé sépare alors le choeur de la nef. Il ne disparaitra qu'en 1898 lorsque, après la construction de l'église catholique Saint Pierre le Jeune, toute l'église redevient protestante. Une grande restauration est alors entreprise : les anciennes fresques sont mises à jour et restaurées. En regardant depuis sa place près du grand lustre, on voit : Devant soi, à l'est, le jubé (1) gothique à cinq arcades, supportant l'orgue Silbermann de 1780, restauré et agrandi en 1953 et 1966 (nombreux concerts). Sur le jubé , des peintures à l'huile représentant les quatre Evangélistes, exécutées en 1620 par Engelhardt. Sous le jubé, à gauche, la statue d'un moine tenant une coupe (« piscina »), du XIIIe siècle. Derrière l'orgue, la voûte du choeur, un peu plus basse que la nef, date de la fin du XIIIe siècle. Vers l'Ouest (se retourner) le fond de la nef est décoré d'une fresque (2) représentant la tempête sur la mer de Tibériade, d'après la « Navicella » de Giotto à la Basilique Saint Pierre de Rome. En dessous, huit anges représentent les Béatitudes. La nef principale , consacrée en 1320, comporte trois travées sur croisées d'ogives du jubé jusqu'au transept, et une travée à l'ouest du transept. Les piliers sont carrés, à angles chanfreinés, et montent jusqu'au départ des voûtes. Le transept (3) a été décalé à l'ouest, probablement pour conserver le cloître roman ; il a la même hauteur que la nef principale. Le long des murs nord, ouest et sud, des fresques des XIVe et XVe siècles, fortement restaurées vers 1900, retracent, au sud une généalogie de Jésus-Christ, à l'ouest et au nord des épisodes de la Passion du Christ. Les vitraux datent de la restauration de 1900, et présentent à la base les armoiries des familles dont les membres étaient chanoines de Saint Pierre le Jeune et dont un grand nombre sont enterrés dans l'église. Il subsiste environ 70 pierres tombales et épitaphes dans l'église et dans le cloître.
Samedi 01 Octobre 2005
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