Samedi 22 Novembre 2008

Paroisse luthérienne de Strasbourg Tél . 03.88.32.41.61

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Présentation

La paroisse protestante Saint Pierre le Jeune est une des 250 paroisses de l’Eglise de la Confession d’Augsbourg d’Alsace et de Lorraine. Elle cherche à rester fidèle à son ancrage dans la tradition luthérienne, collabore avec les paroisses protestantes du Centre Ville et tout particulièrement avec la paroisse du Temple Neuf, dans l’ouverture au dialogue œcuménique, et dans le souci d’une présence fidèle au message de l’Evangile au cœur de la cité.

Saint Pierre le Jeune a une longue et riche histoire.
Les premières traces d’une communauté paroissiale, qui se réunissait dans un lieu de culte situé à l’extérieur de l’enceinte de la ville, remonte au 7°siècle.
Très tôt la confrérie de moines- qui devint au 11°siècle un « véritable chapître »- eut le souci de mener de front des activités cultuelles, une présence servante auprès des petites gens, des malades, des personnes âgées et des activités éducatives.
Devenue paroisse protestante avec l’introduction de la Réforme à Strasbourg, son premier pasteur fut Wolfgang Capito en 1524.

Quelques repères

En 1681, elle fut obligée de partager l’église avec la communauté catholique et ce jusqu’au début du 20°siècle où l’ensemble du bâtiment fut à nouveau mis à sa disposition.
Les vicissitudes de l’histoire ont ainsi engagé la paroisse dans le « dialogue œcuménique », celui d’une cohabitation forcée au départ, puis d’une véritable communion fraternelle comme aujourd’hui.

Au 19°siècle la paroisse fut marquée par le réveil luthérien à travers le ministère du pasteur Frédéric Horning dont l’empreinte reste encore forte, en particulier dans la célébration des cultes aujourd’hui.
Son fils Wilhelm Horning, également pasteur à Saint Pierre le Jeune, fut à l’origine d’une maison de retraite ( actuellement 200 lits en foyer- logement, maison de retraire, section Alzheimer, accueil temporaire) à Cronenbourg : la Maison Bethléhem. Cette œuvre diaconale reste étroitement liée à la paroisse.

25/10/2005

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La chapelle des Zorn



La Navicella, d'après une célèbre mosaïque de Giotto, qui représente un épisode rapporté par l'évangile selon Matthieu (chapître 14) est un symbole de l'Eglise
La Navicella, d'après une célèbre mosaïque de Giotto, qui représente un épisode rapporté par l'évangile selon Matthieu (chapître 14) est un symbole de l'Eglise
Du côté opposé, la chapelle des Zorn, contemporaine de l'achèvement de la nef en 1320, communique avec le bras nord du transept. Les ogives de la voûte retombent, là encore, sur de très belles consoles sculptées côté nord : Adam et Ève, celle-ci cueillant le fruit défendu, sept visages qui pleurent et une tête de cadavre; côté ouest deux figures de femmes versant de l'eau d'une jarre, allégories des fleuves du Paradis; côté sud: des feuilles de vigne et des grappes de raisin, symboles du Christ et de son sang versé, et les trois évangélistes Matthieu, Luc et Jean. Entourant la chapelle, trois épitaphes ornées de l'Agnus Dei de J. Sprung ("j" 1510), Th. Ribisen (" j" 1503) et Simon Hepp de Kirchberg, donateur de la chapelle de la Trinité (" j" 1501) et sur le mur nord une épitaphe dédiée au célèbre chanoine Peter Schott (" j" 1490), ami de Geiler de Kaysersberg et introducteur en Alsace de la poésie latine. Dans l'espace situé devant la chapelle se trouvent notamment le monument commémoratif du pasteur Frédéric Horning, pasteur de la paroisse de 1848 à 1882, une épitaphe dédiée au doyen du chapître Jean Calmet (" j" 1750) et la grande dalle funéraire du chevalier Adam Zorn (" j" 1519), qui fut onze fois « stettmeister » (maire) de Strasbourg à partir de 1478.

Sur le mur nord, au-dessus de la porte de la chapelle Saint-Nicolas, des fresques représentant, d'ouest en est, l'évêque Ehrhardt, Jean-Baptiste, saint Colomban et Judith portant la tête d'Holopherne (une scène rapportée, dans le Premier Testament, dans le livre deutérocanonique de Judith). Au-dessus du petit autel, à droite, de petites fresques représentant en haut la rencontre de Marie et d'Élisabeth, la Vierge Marie avec l'apôtre Jean et un évêque, une annonciation, et en bas la prédication de Jean-Baptiste, celui-ci annonçant « l'agneau de Dieu », l'adoration de l'enfant Jésus, Marie tenant le petit Jésus dans ses bras. Et sur la prédelle sept anges musiciens.

Sur le mur occidental de la nef, au-dessus d'une balustrade ajourée de style gothique, ornée au milieu d'un aigle, symbole de l'évangéliste Jean, se trouve la célèbre « navicelle », une fresque représentant les disciples dans la barque sur un lac agité par la tempête, le Christ venant à leur rencontre en marchant sur l'eau et tendant la main à l'apôtre Pierre qui cherche à le rejoindre. Il s'agit d'une allégorie traditionnelle de l'Église, directement inspirée d'une mosaïque de Giotto se trouvant dans l'atrium de la basilique Saint-Pierre de Rome et exécutée par un artiste inconnu dans les années 1320 - 1325. En dessous, huit anges tenant des banderoles avec le texte des Béatitudes introduisant le « sermon sur la montagne » de Jésus.

Lundi 19 Septembre 2005


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